Projets / En cours / 360 Safe Play | Des clubs de sport sûrs pour tous les enfants

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Crédits : image libre de droits – Pexels (Cottonbro

Le projet 360 SafePlay part préoccupant : malgré l’existence de textes légaux qui protègent les enfants contre les violences dans le sport, les endroits où ont lieu des activités sportives ne sont pas toujours des lieux d’épanouissement pour les enfants. Des situations de violence physique, verbale, psychologique, et de pression, d’exclusion ou de harcèlement peuvent s’y produire, et restent encore trop souvent invisibles ou mal prises en charge. 

Ce projet européen vise à prévenir la violence et à créer des espaces sûrs dans les clubs sportifs grâce à la sensibilisation, la prévention, et la détection précoce afin que les situations de violence soient repérées et traitéesEn proposant une approche multidimensionnelle, « à 360 degrés », il implique l’ensemble de la communauté : les enfants, les familles, les entraîneurs·euses et les autorités locales. Il vise à transformer durablement la culture des clubs de sport amateur en développant une culture de la vigilance. L’objectif est de rendre les activités sportives plus inclusives, en accordant une attention particulière aux enfants en situation de handicap, aux minorités et aux questions de genre ou d'identité LGBTQIA+.

Le problème

Quand on parle de violence dans le sport, on pense souvent aux scandales médiatisés dans le sport de haut niveau. Pourtant, dans les clubs de sport amateur, où des millions d’enfants sont inscrit·es, et qui sont utiles à leur bon développement, se cachent aussi des actes de violences invisibles.

Le phénomène est significatif ; en Europe, la majorité des enfants subissent des violences dans leur club sportif. En effet, selon une récente enquête européenne (CASES : la maltraitance des enfants dans le sport – statistiques européennes, 2021) menée auprès de plus de 10.000 jeunes âgés de 18 à 30 ans dans 6 pays européens différents,

  • 2 personnes sur 3 (65 %) ont déclaré avoir subi des violences psychologiques dans le milieu sportif avant l'âge de 18 ans,
  • Près de la moitié (44 %) se sont souvenus avoir subi des violences physiques
  • Plus d’un tiers (35 %) des violences sexuelles sans contact
  • Et un cinquième (20 %) des violences sexuelles avec contact.

Contrairement aux grandes structures professionnelles, les petits clubs et associations reposent essentiellement sur le bénévolat et manquent de personnel formé en protection de l'enfance. Les nouvelles régulations sont souvent perçues comme trop lourdes par des bénévoles déjà sollicités, qui se retrouvent sans guide concret pour transformer des lois complexes en pratiques quotidiennes pour protéger les enfants.

Notre réponse

Face à cette réalité, le projet propose d’agir concrètement au sein des clubs et des associations sportives pour prévenir ces violences, mieux les repérer et y répondre de manière adaptée grâce à des canaux de communication et de signalement sûrs et accessibles et des mécanismes coordonnés d’action et de suivi.

Co-créer avec la communauté

La spécificité du projet est qu’il repose sur un modèle intégré à 360° créé sur base d’une recherche analysant les bonnes pratiques et législations existantes dans divers pays du monde. Il s’appuie sur la sensibilisation de toute la communauté sportive afin de construire ensemble des environnements où chacun·e se sent respecté·e et en sécurité. Il place les enfants au centre du processus, en co-créant avec eux et 100 parents, 120 professionnel·les du sport issu·s de clubs sportifs et des autorités locales.

Un modèle inclusif via le jeu

Le projet élabore des supports de formation et des outils numériques basés sur la « gamification », c’est-à-dire en y intégrant des mécaniques de jeu. Cela permettra de transposer ce système dans divers contextes sportifs. Le modèle adoptera une approche inclusive et intersectionnelle en tenant compte des situations de vulnérabilité pouvant affecter les enfants et les jeunes plus susceptibles d'être victimes de violence lors de la pratique sportive, telles que le handicap, les inégalités socio-économiques, et le genre ou l’identité sexuelle.

Activités

Pour transformer durablement les clubs sportifs, le projet se déroule en 4 étapes 

🛠️ Une phase de co-création avec 80 à 120 enfants, leurs familles, des professionnel·les et bénévoles de clubs de sport et des politiques

🏋️‍♂️La formation des « ambassadeursdrices » du sport : pour que le système vive sur le terrain, plus de 120 entraîneurs·euses, managers et bénévoles suivent une formation intensive. Ces personnes deviennent alors capables de former à leur tour leurs collègues et d’instaurer une culture de la vigilance face aux violences, pour qu’elles ne soient plus invisibles

🧪Le déploiement de projets pilotes en club : le modèle est testé en conditions réelles dans des dizaines de structures sportives. Des ateliers sont menés avec 360 enfants et leurs familles, pour apprendre à repérer les signes de violence et utiliser les nouveaux outils de signalement.

📣 Un plaidoyer pour un sport sûr en Europe : les enseignements du terrain sont consolidés pour influencer les politiques publiques aux niveaux nationaux et européen, pour que ces standards de protection deviennent la norme dans toutes les fédérations de l’Union européenne.

Les outils

🔎 Une recherche analysant les bonnes pratiques et législations existantes dans divers pays du monde.

📦 Une boîte à outils pratiques composée de protocoles de prévention, de fiches pratiques et de guides de gestion de cas, traduite en 6 langues pour être directement utilisable par des clubs de sport amateur.

💻 Une plateforme pédagogique interactive centralisant des modules de formation en ligne et des ressources en libre accès pour permettre aux adultes (professionnel·les et familles) de se renseigner et se former à leur rythme.

🎮 Un jeu vidéo éducatif conçu spécifiquement pour les adolescent·es, leur permettant de s’exercer à réagir face à des scénarios de discrimination ou d’exclusion dans un environnement virtuel sécurisé.

🚦 Un mécanisme d’alerte, outil de détection précoce adapté aux enfants, utilisant un code couleur simple pour identifier et signaler quotidiennement les changements de comportement ou les situations à risque.

🎥 4 vidéos de sensibilisation ciblées donnant la parole aux enfants et aux familles pour briser le silence et expliquer le rôle de chacun dans la protection des jeunes athlètes.

📘 Un guide de référence du modèle 360 SafePlay, détaillant les étapes clés pour que n’importe quel club ou municipalité en Europe puisse dupliquer le système.

📱 Une campagne digitale diffusées par les 8 partenaires sur les réseaux sociaux pour informer la communauté sportive et valoriser les réussites du projet.


  • Dates: Février 2026 - Février 2028
  • Pays & partenaires: Le projet est mené par 8 organisations issues de 5 pays européens. Chacune dispose d'une expertise spécifique dans des domaines du sport, des droits de l'enfant, ou de la gouvernance locale.

     

    Coordonné par la Fondation Pere Tarrésune organisation sociale et éducative à but non lucratif, créée dans le but de promouvoir l'éducation par les loisirs auprès des enfants et des jeunes. Plus de 500.000 personnes prennent part à leurs activités chaque année. En partenariat avec :

    • En Belgique : DEI/ECPAT Belgique : section belge de l’ONG Défense des Enfants International. Issue de la fusion de DEI Belgique et ECPAT Belgique, elle lutte contre toutes les formes de violence envers les enfants, protège et promeut leurs droits.
    • En Espagne :
      • L’Union des fédérations sportives de Catalogne (UFEC) est l'organisme qui représente et coordonne le sport fédéré en Catalogne. Elle agit comme un porte-parole auprès des institutions publiques et fournit des ressources aux clubs et fédérations. Elle regroupe 71 fédérations sportives, représentant environ 12.500 clubs et plus de 750.000 athlètes en Catalogne.
      • Le Conseil provincial de Barcelone (DIBA) est un organisme public qui joue un rôle clé dans le développement local et l'amélioration de la qualité de vie dans la province de Barcelone. DIBA collabore ave 311 communes, touchant ainsi une population d'environ 5,8 millions de personnes.
      • La Fondation EDE est un cabinet de conseil et un centre de recherche sociale appliquée
    • En Italie: L’organisation pour l'éducation au sport (OPES) est un organisme national sans but lucratif dont la mission est de promouvoir et d'organiser des activités sportives, récréatives et sociales en favorisant  l'inclusion sociale et l'autonomisation notamment des enfants, des adolescent·es et les personnes en situation de handicap. Avec plus de 10.000 clubs et associations sportives affilés, OPES mobilise un vaste réseau d'associations, de fédérations et d'institutions, touchant ainsi des milliers de personnes.
    • En Suède : l’Organisation sportive non gouvernementale européenne (ENSO) est le principal porte-parole du sport amateur en Europe. Cette ONG représente les confédérations sportives nationales et les comités olympiques de 34 pays. Son rôle est de promouvoir le sport pour tous, de défendre les intérêts du sport communautaire auprès des institutions de l’Union Européenne.
    • En Bulgarie : la Fédération sportive bulgare pour les enfants privés de soins parentaux (BSFCYR) se consacre à l'accompagnement des enfants et des adolescent·es en situation de vulnérabilité, en particulier celles et ceux issu·es de milieux socio-économiquement défavorisés. À travers le sport et les activités physiques, cette fédération favorise l'intégration sociale et le développement des tous les enfants.
  • Personne de contact: Anna Rodriguez – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
  • Bailleurs:  

Ce projet est co-financé par L'Union Européenne

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Les points de vue et les opinions exprimés sont toutefois ceux des auteurs et ne reflètent pas nécessairement ceux de l'Union européenne ou de la Commission européenne . Ni l'Union européenne ni l'autorité de subvention ne peuvent en être tenues pour responsables.


Depuis 2024, DEI-Belgique et ECPAT-Belgique ont fusionné pour unir leurs forces pour protéger les enfants contre l’exploitation sexuelle. ECPAT International est le plus grand réseau d’influence au monde entièrement dédié à la fin de l’exploitation sexuelle des enfants, avec 135 organisations de la société civile membres dans 111 pays. Plus d’informations à ce sujet