Nos projets internationaux

Global Study on Children Deprived of Liberty - Etude mondiale sur les enfants privés de liberté

Si l’on entend souvent que près d’un million d’enfants sont privés de liberté à travers le monde, nous ne connaissons pas réellement l’ampleur de ce phénomène. Cette affirmation repose en effet sur une simple estimation, établie il y a quelques années par l’UNICEF.

Aujourd’hui il y a un réel manque de données générales et ventilées (notamment par âge, genre et nationalité) concernant les enfants privés de liberté en Belgique et dans le monde. Or, la privation de liberté peut avoir de graves impacts sur tous les droits de l’enfant, en affectant notamment son développement ou en le rendant plus vulnérable à la torture et autres traitements inhumains et dégradants. Ainsi, et selon la Convention Internationale relative aux Droits de l’Enfant, la privation de liberté d’un enfant ne peut être qu’une mesure de dernier ressort et elle doit être aussi brève que possible.

Dans le but de pallier au manque d’informations relatives à la privation de liberté des enfants et en réponse aux appels émanant de plus de 140 ONG (dont DEI), l’Assemblée Générale des Nations Unies a mandaté le Secrétaire Général des Nations Unies pour faire réaliser une étude mondiale sur les enfants privés de liberté en 2014 (Global Study on Children Deprived of Liberty). Défense des Enfants International (DEI) - Belgique est l’ONG qui coordonne la participation de la société civile belge à cette Etude mondiale sur les enfants privés de liberté.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur la page dédiée à la Global Study on Children Deprived of Liberty. Vous pouvez également consultez ledocument de synthèse à ce sujet.

Projet de renforcement des capacités de la société civile en matière des droits de l’enfant, de justice juvénile et de gestion de projet (Tunisie)

Après avoir ratifié la Convention Internationale des Droits de l’enfant de 1989, la Tunisie s’est dotée dès 1995 d’une loi spéciale pour les enfants intitulée « le Code de la Protection de l’Enfant ». Toutefois, différents rapports montrent que, malgré des avancées importantes, le système de la justice pour enfants reste insuffisant. Notre projet s’inscrit dans un programme financé par l’Union européenne visant à réformer le secteur de la justice en Tunisie et notamment à soutenir l’amélioration du système de la justice juvénile.

DEI Belgique, en partenariat avec l’ATUDE-DEI Tunisie et avec le soutien financier d’UNICEF Tunisie, coordonne ce projet de renforcement des capacités de la société civile dans le domaine des droits de l’enfant. Le projet se déroule du 17 octobre 2016 au 17 mars 2017 et implique quatre missions de terrain en Tunisie.

L’objectif du projet est de professionnaliser la société civile tunisienne à travers le développement d’un programme de renforcement des capacités dans le domaine des droits de l’enfant et, plus particulièrement, de la justice juvénile.

Etapes principales du projet :

a. Analyser la situation en matière de justice juvénile en Tunisie ;
b. Identifier les besoins en formation de la société civile tunisienne dans les domaines des droits de l’enfant, de la justice juvénile et de la gestion de projet ;
c. Développer un programme de renforcement des capacités en matière des droits de l’enfant et de la justice juvénile, ainsi que dans le domaine de la gestion de projet ;
d. Enseigner les modules de formation en droits de l’enfant, justice juvénile et gestion de projet aux acteurs de la société civile actifs dans le domaine de l’enfance ;
e. Publier deux manuels basés sur les modules de formation enseignés et mettre en ligne une plate-forme de diffusion des résultats du projet.

Publications :

Manuel sur les droits de l’enfant et la justice des mineurs (2017)



Manuel de formation - Gestion de projets axés sur les droits de l’enfant (2017)



LES DROITS DE L’ENFANT POUR TOUS - Un livre pour connaître et comprendre les droits de l’enfant (édition adaptée au contexte tunisien) (2017)


Avec le soutien de

Pour tout renseignement, contacter Laurent Beauthier (responsable du projet) : laurent.beauthier chez defensedesenfants.be

Projet pour l’amélioration de la situation des enfants face aux systèmes de justice des mineurs (Afrique)


Défense des Enfants International en collaboration avec l’ACPF (African Child Policy Forum, une organisation panafricaine qui assure un plaidoyer pour un meilleur respect des droits de l’enfant) a lancé un projet pour l’amélioration de la situation de la justice des mineurs et en particulier de celle des enfants privés de liberté au sein du continent africain.

Ces deux ONG ont organisé conjointement une conférence internationale à Kampala (Ouganda) en novembre 2011 intitulée « la privation de liberté des enfants comme mesure de dernier recours » ; elle a permis de faire l’état des lieux de la justice des mineurs en Afrique (voyez le rapport « Parvenir à une justice adaptée aux enfants en Afrique ») et sur cette base-là de formuler des recommandations (voyez la « Déclaration de Munyonyo » qui a été produite à l’issue de cette conférence). Cette conférence aura aussi été l’occasion de présenter le documentaire « 10 » qui présente la réalité cruelle des enfants privés de liberté en Afrique et surtout sur l’élaboration de lignes directrices sur une justice adaptée aux enfants en Afrique : « Directives relatives à une action en faveur des enfants dans le système judiciaire en Afrique » qui ont été ratifiées par le Comité africain d’experts sur les droits et le bien-être des enfants.

Suite à cette conférence, les sections africaines de DEI se sont regroupées pour assurer le suivi des recommandations finales, diffuser les informations et conclusion et veiller à mettre en œuvre les « Lignes directrices sur une justice adaptée aux enfants en Afrique », ce qui a permis un renforcement des partenariats. Il s’agira ensuite de réaliser des projets pilotes dans divers pays africains pour tester l’application des lignes directrices.

Parmi les priorités du projet, la participation des enfants est également visée. Grâce à la mise en place de « focus groups » d’enfants détenus, la parole leur sera donnée et ils pourront ainsi dégager et formuler leurs propres recommandations et revendications quant à leur détention. Cela devrait aussi favoriser leur accès à la citoyenneté.