Le choix de la prison comme réponse pénale


La détention des mineurs fait depuis longtemps l’objet de textes internationaux qui tentent d’en limiter l’usage. La privation de liberté doit non seulement être en conformité avec la loi, elle doit être aussi une "mesure de dernier ressort et être d’une durée aussi brève que possible". À l’heure où l’on entend un concert de protestations sur le caractère laxiste de la justice pour mineurs, il est bon de rappeler que la communauté internationale s’est entendue pour limiter la privation de liberté et ne l’infliger "que si le mineur est jugé coupable d’un délit avec voies de fait à l’encontre d’une autre personne, ou pour récidive, et s’il n’y a pas d’autre solution qui convienne". 

Extrait de la Nouvelle Tribune internationale des droits de l’enfant, n°10 & 11, décembre 2005, pp. 33-41