La réalité carcérale au Cameroun : une descente aux enfers


Le 21 novembre 2003, le Comité des Nations Unies contre la torture a examiné la situation au Cameroun. Les constats dressés sont édifiants : "la persistance d’une surpopulation extrême dans les prisons camerounaises, au sein desquelles les conditions de vie et d’hygiène mettraient en danger la santé et la vie des détenus, et équivaudraient à des traitements inhumains et dégradants. Les soins médicaux seraient payants, et la séparation des hommes et des femmes ne serait pas toujours garantie en pratique. Le Comité note avec inquiétude, en particulier, le nombre élevé de décès survenus à la prison centrale de Douala depuis le début de l’année (25 selon l’État partie, 72 selon les ONG)".

Extrait de la Nouvelle Tribune Internationale des droits de l’enfant, n°5, mars 2004, pp. 2-6