Les jeux Olympiques d’Hiver 2014 : la controverse sur les droits de l’homme


Communiqué de presse du Secrétariat International de DEI

Les Jeux Olympiques d’hiver de cette année à Sotchi, Russie, sont arrivés, non sans une grande controverse au sujet de la protection des droits de l’homme, en particulier ceux des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres (LGBT). Le mois passé, le président russe a fait une déclaration controversée, selon laquelle les homosexuels doivent « laisser les enfants », ce qui continue d’augmenter les préoccupations quant à la position de la Russie en matière de droits de l’homme.

La loi anti-gay, récemment approuvée, interdit la « propagande gay » faisant de toute publication ou distribution d’informations concernant l’homosexualité un crime qui peut résulter en de chères amendes, voire en un emprisonnement. Suite à cette loi, on constate une augmentation d’attaques et de violences envers les LGBT ; les enfants de parents LGBT sont discriminés dans les écoles et dans les rues comme résultat de cette loi. Non seulement cette loi est un grand retour en arrière pour les droits de l’homme, mais elle supprime également une revendication démocratique, la liberté d’expression.

Un projet de loi ultérieure a été proposé en octobre 2013, pour retirer les enfants des parents gays et lesbiens. Même si ce projet de loi a été retiré de toute discussion à l’intérieur de la Douma (l’Assemblée fédérale russe), la proposition existe toujours, soulevant des inquiétudes qu’elle sera réexaminée lorsque les Jeux seront finis (23 février 2014). Des propositions légales similaires ont été faites dans d’autres pays comme l’Ouganda ou le Nigeria ; la Cour Suprême indienne considère depuis peu l’homosexualité comme illégale.

D’autres activités inquiétantes augmentent en Russie, puisqu’en novembre 2012, la loi relative aux « agents étrangers » a été adoptée, forçant les ONG qui reçoivent des subventions étrangères à s’enregistrer en tant qu’ « agents étrangers », ce qui ramène les ONG au temps de la Guerre Froide, de l’espionnage et de l’animosité entre les nations. De plus, le gouvernement a gagné plus d’autorité grâce à cette loi, en ayant la possibilité de surveiller les activités et les finances. Les ONG concernées par cette loi sont notamment le Centre pour les politiques sociales et les études de genre à Saratov, l’organisation LGBT « Coming out » et le Centre-Mémorial anti-discrimination à Saint-Pétersbourg.

Défense des Enfants International (DEI) est préoccupée par la digression de la Russie en matière de droits de l’homme et le statut des ONG dans ce pays. DEI salue les efforts internationaux visant à promouvoir et à protéger les droits de l’homme pour tous, sans distinction d’aucune sorte, comme la race, la couleur, le sexe, la langue, la religion, l’opinion politique ou autre, l’origine nationale ou sociale, la fortune, la naissance ou toute autre situation - en lumière des Jeux Olympiques, et au-delà. Et encore, les efforts pour garantir la liberté d’association et la protection des ONG en Russie.

Pour l’entièreté de l’article : www.defenceforchildren.org