DEI appelle à la fin immédiate des attaques israéliennes


Communiqué de presse du Secrétariat International de DEI

Défense des Enfants International appelle à la fin immédiate des attaques israéliennes qui visent les structures civiles et violent le droit international humanitaire, y compris les dispositions pertinentes de la Convention des Nations Unies sur les droits de l’enfant. Les Frappes aériennes israéliennes à l’aveugle ont tué 46 enfants palestiniens depuis que l’opération a commencé il y a neuf jours et fait des dizaines d’autres blessés.

Depuis Mardi 8 juillet, les forces israéliennes ont lancé au moins 1825 raids aériens dans la bande de Gaza. Ces frappes ont tué 202 Palestiniens, dont 75% sont des civils, et blessé plus de 1390 autres, selon les rapports préliminaires de l’ONU.

« La mort et les blessures d’enfants causées par l’offensive militaire israélienne sur Gaza démontre une violation grave et étendue des principes fondamentaux du droit international », a déclaré Rifat Kassis, directeur général de DCI-Palestine. « Les forces israéliennes ne doivent pas mener des frappes aériennes aveugles dans des zones densément peuplées qui ne permettent pas de distinguer les cibles militaires, des civils et des biens civils ».

Six enfants d’une famille sont morts ensemble lors d’une attaque visant leur demeure dans le quartier de Tuffah à Gaza. Dix-sept personnes de la famille furent tuées dans l’explosion au total, incluant Qusai Isam Subhi al-Batsh, âgé de 12 ans, et ses frères Anas, 10 ans, Mohammad et Yahia, 17 ans tous les deux, ainsi que ses cousins Manar, 13 ans, et Amal, 1 an.

79 écoles et 23 centres de soins à Gaza ont été endommagés par les assauts aériens d’Israël, soulevant des problèmes sérieux de respect du droit international.

Une attaque aérienne israélienne a touché un centre pour les personnes handicapées à Beit Lahia, faisant deux victimes, à la fin de la première semaine des hostilités. Des rapports ultérieurs ont indiqué que l’hôpital al-Wafa avait été visé par un assaut aérien. Les hôpitaux ne sont pas considérés comme des cibles légitimes par le droit de la guerre. Pendant ce temps, les hôpitaux autour de Gaza font état d’une pénurie critique des fournitures médicales les plus basiques. »

L’ONU estime que plus 25.000 enfants dont les familles ont connu la mort, des blessures ou la perte de maisons ont maintenant besoin d’un soutien psychosocial.

Le droit de la guerre et des conflits armés exige d’Israël de faire la distinction entre les cibles militaires, les civils et les biens civils. Jusqu’à présent, les forces israéliennes et les groupes armés impliqués dans l’escalade de la crise n’ont pas réussi à le faire. Défense des Enfants International appelle toutes les parties à garantir que plus d’enfants ne paient le prix de conflit armé.

Les fonctionnaires du Cabinet de sécurité israéliennes ont voté pour accepter un cessez-le feu mardi qui a été négocié entre Israël et l’Égypte, mais le Hamas a rejeté la proposition, qui ne garantit pas une fin au siège ou une ouverture des points de passage frontaliers. Depuis les coups de feu ont repris des deux côtés.

Les forces israéliennes ont appelé 100.000 habitants de Gaza à quitter leurs maisons mardi soir. Le mercredi matin, les médias israéliens ont rapporté que les forces israéliennes ont utilisé des tirs d’artillerie dans la région de Beit Lahia dans « le but d’encourager l’évacuation de la population  ».

La crise actuelle dans la bande de Gaza a été exacerbée par l’instabilité existante causée par l’occupation israélienne. Israël a imposé un blocus sur la bande de Gaza depuis 2007 en imposant un contrôle strict et en limitant l’entrée et la sortie des personnes ; en maintenant des restrictions sévères sur les importations, y compris la nourriture, les matériaux de construction, le carburant et d’autres articles essentiels ; ainsi qu’en interdisant les exportations. Israël continue de maintenir un contrôle complet sur les frontières de la bande de Gaza, l’espace aérien et les eaux territoriales.

Israël a amassé un grand nombre de troupes au sol sur la frontière de Gaza en préparation d’une invasion terrestre.

Israël en tant que puissance occupante dans les territoires palestiniens occupés, y compris la bande de Gaza, est tenu de protéger la population civile palestinienne de la violence. Les opérations militaires actuelles d’Israël dans la bande de Gaza constitue une punition collective, ce qui est interdit en vertu du droit international humanitaire. Le gouvernement israélien doit assurer la sécurité et la protection des enfants de Gaza en mettant fin à des frappes aériennes, en levant l’état de siège, et en ouvrant les frontières.

Pour plus d’informations rendez vous sur la page du Secrétariat : http://www.defenceforchildren.org/