Le droit de l’enfant de connaître ses origines

Les thèmes du secret et de l’anonymat reviennent régulièrement en matière d’adoption, d’accouchement sous « X », de procréation médicalement assistée, de gestation pour autrui, d’interdit de l’inceste, d’empreintes génétiques,... Si le questionnement sur les origines n’est pas neuf, jamais il n’a été posé avec autant de force et on assiste à une véritable revendication d’un droit d’accéder à ses origines. Les enfants adoptés, devenus adolescents ou adultes sont souvent à la recherche de leurs origines. Les progrès scientifiques permettent de « fabriquer » des enfants hors sexualité en multipliant le nombre de personnes impliquées dans la conception d’un enfant.

Le législateur peut-il refuser à un être humain de savoir d’où il vient ? La loi devrait-elle reconnaître et garantir à tout individu le droit de connaître ses origines maternelle et paternelle ? Sur le plan international, devrait-on consacrer un droit de la personne à connaître ses origines ? Et d’ailleurs, qu’entend-on par « origines » ? Ce sont à de telles interrogations que cet outil répond, dans une approche combinant le droit international et le droit comparé, la psychologie et la sociologie.

La fiche pédagogique permet de réaliser une animation avec des professionnels confrontés, dans leur activé, de manière directe ou indirecte, à la question de l’accès aux origines : organismes d’adoption, centres de fertilité, médecins, juristes, psychologues, assistants sociaux, etc.